Censure sociale, rafale de mensonges et honte sur la justice

Arf, l’affaire était donc trop belle. Non content de retirer des textes de mon blog et de les présenter hors contexte devant le juge (et il faut bien dire que certains de ces textes ne sont pas à mettre entre toutes les mains – mais chacun sa liberté du moment que je n’oblige personne à les lire), encore fallait-il mentir !

Récapitulatif des mensonges du jour :

– « monsieur le juge, mon ex-mari ne s’est pas fait soigné pour dépression mais pour alcoolisme ». Mensonge énorme mais suffisant pour me salir encore plus. Il suffit de demander à l’HP où j’étais de quoi on me soignait… Bien sûr le psy qui m’a conseillé d’entrer dans cet HP est un franc-maçon, un frère auquel je faisais confiance mais ami de mon ex-belle-famille. Je suppose qu’il suffirait de masquer les faits, ils en ont bien l’habitude entre midi et minuit !

– « monsieur le juge, mon ex-mari s’est rendu coupable d’agression avec utilisation d’armes et munitions ». Putain, cella-là vaut un Oscar ! Si j’ai été ramassé par les flics en état d’hébriété, je ne pense pas les avoir agressés, ni eux ni d’autres personnes, avec des « armes à munitions ». En outre, il est facile de faire fonctionner le coup de la « soeur qui est policière » pour obtenir des données me concernant via le fichier central de la police. Abus d’autorité, négation de mes droits les plus élémentaires mais on est plus à ça près !

– « monsieur le juge, mon ex-mari utilise son blog dédié aux enfants pour m’insulter copieusement ». J’aimerais que cela fut vrai, mais je ne mêle pas les enfants à une dispute et une vengeance qui n’existe que dans la tête de mon ex-femme. J’ai utilisé parfois le terme « amère » au lieu de « mère » afin de donner une vue de la manière dont je perçois les agissements de mon ex-femme vis-à-vis de moi. Et bien sûr, elle en profite pour glisser que je manipulerais alors les enfants via ce blog mensonger. Mais le mensonge vient d’elle puisqu’il suffit d’aller sur le blog en question pour se rendre compte que je ne fais que de parler de mes enfants.

– « mon ex-mari fait partie d’une secte luciférienne qui pratiquerait le viol collectif d’enfants ». Trop fort, second Oscar, vraiment mérité celui-là. Ai-je une tête à être monstrueux ? A violer des enfants ? Non mais, il faudrait arrêter les conneries deux minutes là. Ceux qui me connaissent savent que ce sont des conneries, et une enquête sérieuse le prouvera bien assez tôt.

Je dois dire que la pièce fut bien jouée : l’ex-femme apeurée pour la sécurité de « ses » enfants, oubliant que je suis le père et que leur vie m’est aussi chère qu’à elle, trémolos dans la voix aux bons moments, grands effets de scènes (cfr ci-dessus) afin de bien alarmer le juge. Bref, je dois avouer que c’est là un chef-d’oeuvre du genre.

Revenons aux textes, que je ne reproduis pas puisqu’ils sont sur ce blog. Il semble que le juge soit critique littéraire et que la lecture de trois lignes de deux de mes textes suffisent à lui faire connaître mes goûts sexuels (mais se pose-t-il la question de savoir si ce qui est dans les textes est réalité ou bio-fiction ? non, je ne le pense pas), mes inclinations philosophiques et le grand danger que je représenterais pour mes enfants. Cela me ferait doucement rire si l’enjeu pour mes enfants n’était si grand. Donc, pour ce juge, monter une interview bidon de soi-même, se mettre en scène afin de rire de soi et des gourous de sectes, c’est pas bien, c’est faire montre d’un manque de bourgeoisisme de mauvais aloi qui ne sied pas à un père selon le modèle social parfait d’une société qui permet à des Dutroux d’exister ! En plus, lui déniant le droit de juger mes écrits, puisqu’il n’est pas critique littéraire, il s’offusque et me soutient qu’il peut ME JUGER puisqu’il est juge. La justice ne serait-elle pas que l’accusé puisse se défendre qu’elles que soient ses convictions religieuses, spirituelles ou même sexuelles (pédophilie mise à part) ? Et bien pas en Belgique où écrire selon sa liberté – et ne point obliger les gens à lire sa production – c’est déjà trop. Et bien non messieurs les juges, j’écris et pense ce qui me semble bon telle que cela est protégé par notre Constitution. Je ne contreviens à aucune loi qui pourrait m’empêcher d’écrire ma douleur, mes angoisses, mes délires (oui mes délires aussi) selon le mode qu’il me chante d’utiliser ! Alors, ami lecteur, fais attention, car il se pourrait bien qu’un jour on te juge pour la lecture de ce blog : trop anti-social, trop anti-bourgeois, trop libre pour eux. Alors, messieurs les juges, les franc-juges de la Sainte Vheme morale, jugez-moi, pendez-moi haut et court mais cela va circuler avant.

En fin de course, après n’avoir pas pu défendre mon point de vue, après que mon avocate ne fut écoutée que d’une oreille distraite, j’obtiens le droit à une « enquête sociale » et à une « enquête de police » – enquêtes qui doivent sans doute finir de me définir comme un mauvais père, mais le juge doutant ajoute alors « et j’ordonnerai une expertise psychiatrique si cela ne suffit pas ».

Donc ami lecteur de ce blog, tu lis un fou puisqu’un juge, à Liège l’a dit un jour et que l’on va tout faire pour le prouver ! en faisant appel aux assistants sociaux, aux policiers et aux psychiatres s’il le faut.

Faut-il que je sois si dangereux que l’on mette en branle tout ce dispositif contre moi ? Faut-il que la bête soit si immonde que juges, procureurs, policiers, frérots maçons et autres inichiés s’associent pour m’annéantir ? Je doute, cela doit ressortir de ma paranoïa, oui de ma paranoïa, mais la cabale est belle quand même.

En outre, je suppose que mon ex-femme demandant la mise hors ligne d’EtoilesPerdues, elle l’obtiendra – elle pense, la pauvre, que c’est une arme contre elle, pfff alors que ce n’est que de l’amour que j’essaye de transmettre à mes enfants- et elle obtiendra sans doute la fermeture de celui-ci aussi. Censure pas morte au XXIe siècle à ce qui semble. Il semble que la liberté d’écrire ce que l’on veut n’existe pas en Belgique pour les juges de Liège. Et bien soit, nous diffuserons notre prose sur des serveurs d’autres pays. Et nous imprimeront anonymement et distribueront notre prose si agaçante pour eux.

Alors, ami lecteur de ce blog, si tu veux sauver la liberté d’expression, diffuse mon message : « En Belgique, on juge un père non sur ses actes mais sur son inclinaison philosophique et sur ses écrits. En Belgique, on retire ses enfants et on traite un père comme un criminel pour ses écrits et pour ses croyances. En Belgique, au XXIe siècle on cloue un homme au pilori pour sa forme – basse et sans talent certes – d’Art. »

Spartakus Freemann