Les ressacs du non-sens et bidouilles franc-maçonniques

Les enfants parlent, même si on leur interdit de dire ce qu’ils savent. Cela peut même être effrayant. Effrayant car, on ne sait où est la limite entre vérité et invention, ou plutôt incompréhension de ce qu’ils voient, entendent, subissent. J’en ai fait l’expérience lorsque j’étais enfant, il m’a fallu du temps pour m’en souvenir et trier la « vérité » des fantasmes de mon esprit. Je viens à nouveau d’en faire l’expérience au travers de mes enfants.

Ceux qui me connaissent, savent les problèmes que j’ai avec mon ex-femme et mes enfants. Il suffit d’ailleurs de lire EtoilesPerdues pour mieux comprendre ce que je veux dire. En résumé, mon ex-femme m’accuse d’être membre d’une secte (parfois l’Ordo Templi Orientis, parfois autre chose selon l’angle d’attaque) et cette stratégie à tellement bien fonctionné devant le juge que celui-ci m’interdit de voir mes enfants en dehors d’un Centre d’accueil. On peut se douter combien c’est dur et pénible d’être ainsi déresponsabilisé, nié dans son rôle de père, au point que j’en arrive à me demander comment on en est arrivé là et pourquoi.

Mais où veux-je en venir à vous raconter tout cela ? Simple, dans quelques temps je dois passer devant la Tribunal de la Jeunesse pour essayer de récupérer mes droits (et obligations) de père. Etant donné que je ne suis pas membre d’une secte, ni fou (au contraire du ton parfois un peu dingo de ce blog), je ne vois pas comment la justice pourrait m’interdire cela. Du fantasme de dérive sectaire, il suffit de contacter l’Ordo Templi Orientis et leur demander s’ils me connaissent, il suffirait de contacter les anciens membres de l’Oasis sous les Etoiles et leur demander à combien de rituels j’ai pu participer. Il suffirait enfin de demander à ma compagne actuelle, à mes amis s’ils me connaissent des dérives sectaires visibles qui pourraient nuire à mes enfants.

Mais las, la vérité ne compte pas pour mon ex-femme, seul le but qu’elle s’est fixé compte : me faire déchoir de mes droits paternels, obtenir une interdiction absolue de voir mes enfants, bref me nier totalement. Bien sûr, je me demande si elle jamais penser à demander à mes enfants ce qu’ils en pensent. Bizarrement, tous les samedi, mes enfants semblent déchirés par nos au-revoirs. Que diraient-ils, comment ressentiraient-ils une rupture totale ?

Etant serrein quant à mon équilibre mental – même si mon ex-femme essaye d’utiliser ce blog contre moi (et ma liberté d’expression alors ?) – ni quant à mon innocence pour ce qui ressort de ma soit-disant implication sectaire, je ne me suis pas assez méfié. Je suis sans doute trop naïf !

Un de mes enfants, lorsque j’essayai de lui expliquer que son papa allait bientôt passer devant le juge et obtenir plus de temps avec eux me dit alors quelque chose de troublant, anodin sans doute, mais qui, replacé dans le contexte de mon ex-belle-famille, peut se révéler destructeur pour moi.

Il faut savoir que j’ai, un temps, participé aux travaux d’un atelier maçonnique, que je suis encore actuellement en contact avec des Frères et des Soeurs en Belgique, France, Suisse, Espagne et Angleterre. Ce qui suit n’est donc pas le fruit d’un mauvais fantasme délirant anti-maçonnique primaire.

Les accusations de mon ex-femme finirent pas tellement effrayer mes courageux Frères maçons de Liège – horreur ! on a peut-être initié une taupe travaillant pour la concurrence – que ceux-ci me demandèrent – avec force insistance et pressions diverses – de remettre ma démission. Je leur en veux particulièrement mais je comprends toutefois leur point de vue d’alors. Même si je leur nie totalement l’application qu’ils mirent à fouiller dans mes affaires personnelles, à fouiller ainsi mes centres d’activité et à juger dans une absence totale d’ouverture – alors que le propre de la maçonnerie est d’essayer, en apparence, de comprendre le monde et l’homme.

Ayant donc, encore, mes entrées dans les ateliers et loges maçonniques à Liège et ailleurs, il m’était déjà arrivé aux oreilles des éléments troublants dans la manière dont mon dossier avait été traité et qui mena à cette interdiction partielle de visite à mes enfants, à mon « exil » d’eux, à toute cette souffrance. Il semble que le juge d’alors ait été un « Frère », que des contacts eurent lieux, peut-être selon mes sources, entre lui et mon ex-femme par personne entreposées, par Frères et Soeurs interposés !

Or, aujourd’hui que cette affaire doit être rejugée, j’apprends, d’abord par des bruits et rumeurs qui me sont rapportées des arrières-loges, ensuite par un de mes propres enfants, que les mêmes magouilles de copinages douteux se déroulent à nouveau. Manoeuvres visant à influer, à influencer, à tordre la réalité des faits afin que je sois totalement dépossédé de mes enfants.

Si cela s’avérait vrai, ce serait inacceptable, monstrueux, infâme et totalement illégal. Si cela s’avérait vrai, cela signifierait que la Franc-maçonnerie belge n’est pas à l’abri des dérives des obédiences des autres pays. Si cela est vrai, cela signifie que des copinages pseudo-initiatiques permettent à des personnes de ruiner des vies, de jouer avec les sentiments et les droits des personnes. Si cela se révèle vrai, c’est que la Franc-maçonnerie est pourrie et ne mérite alors plus que de finir par disparaître. Si cela devait être vrai, alors cette affaire serait ébruitée partout et par tous les moyens.

Mais, mon coeur me dit que cela ne peut être que le fruit de malentendus, d’une incompréhension de ma part, de la part des personnes qui me rapportent ces informations. Mon coeur et l’âme que j’ai placé dans les principes de la Franc-maçonnerie seraient alors souillés à jamais, je ne peux le croire. Pas encore, pas sans preuve… Penser que ce groupe dans lequel j’ai mis mes espoirs puisse me nuire, nuire à mes enfants me répugne, mais je connais aussi la nature humaine et ses travers.

Déjà, les éléments qui sont entre mes mains circulent chez des amis car la vérité doit être mise au grand jour.

Spartakus Freemann