A-t-on quelque chose contre les Chaotes ?

Si l’on se rend ici -> Voir le sujet – la magie chaotique ? on se rend très vite compte que les chaotes et leurs pratiques chaoticiennes (et non point chaotiques) ne semblent pas plaire à tout le monde. Mais la manière de défendre le point de vue anti-chaote tient plus du refus de communiquer et d’écouter (ou plutôt de lire) les interlocuteurs et défenseurs de la Chaos. En effet, si j’écris en quelques lignes qu’il ne peut exister de définition satisfaisante de la Chaos Magick, cette assertion est qussitôt récupérée et détournée pour lui tenter de prouver que les Chaotes sont de piètres philosophes et argumenteurs dans la défense et l’illustration de leur pratique.

Mais, mais, mais, ces gentils détracteurs ont-ils lu autre chose que les critiques bêtes, inutiles, mal étayées par les anti-chaotes, aveuglés qu’ils sont par la peur de ce qui n’est pas traditionnel, constitutionnel, organisé et donc définissable ? Je ne pense pas et, sans doute, n’ont-ils pas lu ceci La Magie du Chaos ni ceci Chaos vs Thelema et encore moins cela Magie du Chaos = terrorisme magicke. Cela suffirait pourtant pour se faire une idée de ce que les chaotes francophones peuvent signifier lorsqu’ils parlent de Chaos Magick, de supraparadigme ou d’aparadigme, de saut paradigmal et autres barbarismes de bon aloi.

Je me pose alors la question – titre de ce billet – sur les capacités à interprêter du maître des lieux (Alliance magique), voire sa capacité à chercher l’information et à s’ouvrir à d’autres domaines que ceux des plaines mortifères de l’ésotérisme de bon papa. Il ne s’agit pas ici d’une attaque ad hominem mais d’un regret. En effet, démonter Airzombie sur base de la longueur de ses posts et sur quelques arguties sémantiques, cela ressort d’une pratique de combat magicke, et je me demande bien ce que l’on a à y gagner ?

Pour conclure je ne résiste pas à citer la passage suivant tiré de « Une introduction à la Magie du Chaos par Zarim » :

La Magie du Chaos approche la Magick sous une perspective totalement utilitaire, encourageant les pratiquants à découvrir ce qui y fonctionne & comment l’utiliser. Des techniques peuvent être reprises d’autres systèmes, ou elles peuvent être inventées ou n’être que pures fantaisies. Cela importe peu, pour autant que de bons résultats en soient l’aboutissement.

Un des facteurs clés de la Magie du Chaos est l’utilisation de la croyance comme outil. Les Chaotes améliorent leurs aptitudes à changement leurs croyances à un moment donné : être un catholique dévot à un instant afin de gagner les faveurs de Marie, & un Wiccan l’instant suivant afin de marchander avec Gaïa. Cette aptitude, connue dans de nombreux cercles comme « le changement de paradigme », est nécessaire car les chaotes sentent que la croyance est ce qui rend la Magick efficace.

Une grande partie de la Magie du Chaos traite de l’utilisation d’autres systèmes afin de construire un système magique pratique, personnel qui fonctionne. Hine nous dit à ce sujet : « Comme nous l’avons dit plus tôt, les approches « traditionnelles » de la magick impliquent de choisir un système donné et de s’y tenir. La perspective du Chaos, ne ferait-elle que cela, encourage une approche éclectique de l’évolution, et les Magiciens du Chaos sont libres de choisir tout système magique disponible, des thèmes provenant de la littérature, de la télévision, des religions, des sectes, de la parapsychologie, etc. Cette approche signifie que si vous rencontrez deux Magiciens du Chaos et leur demandez ce qu’ils font à tel ou tel moment, il est peu probable que vous découvriez une quelconque unanimité dans la démarche. Cela rend le Chaos difficile à épingler comme étant ceci ou cela, ce qui à nouveau tend à tracasser ceux qui ont besoin d’approches de la magick soigneusement étiquetées et claires ».

Magickement vôtre

Spartakus

Spartakus Freemann