Saturday, May 25, 2013 20:43

Archive for the ‘Journal de Vie’ Category

Un break…

Samedi, septembre 5th, 2009

Voici quelques nouvelles, pas si neuves, du front incertain des sites web et du microcircuit connecté de l’éso francophone.

Melmothia, humble trop humble même, vient de relooker son site en migrant sur une nouvelle adresse et un nouveau serveur : Le Site de Melmothia. Vous y retrouverez tous ses articles et quelques nouveautés. Interface très agréable, sur le moteur wordpress habillé chez Arthémia. Fluide, sobre, j’adore et pas seulement parce que je l’aime (Melmothia pas Arthémia). en plus, vous avez maintenant la possibilité de partager les flux RSS ou encore sur Fesse Book (ce qui n’est pas négligeable si l’on considère un développement marketing visant une croissance du chiffre d’affaire et ce dans une atmosphère de marché revitalisée par les chiffres encourageants du chômage et de la reprise de la crise décroissance croissance, enfin euh je crois).

La SpartaSphèreWebique : tout d’abord, un peu lassé par mon blog, je viens de me lancer dans un nomadisme bloggueur pour une durée indéterminable : on pourra me lire ici : Spartakus sur Tumblr. Et puis on peut suivre quelques-uns de mes délires et comptes-rendus de voyages internétiques ici : Friendfeed. Outil un peu semblable à Twitter mais plus abouti graphiquement et dont la facilité d’utilisation permet de partager des petits bouts de web quand et où on le veut.

Vous pouvez reprendre une activité anormale dans la vie réelle outre-binaire.

Spartakus

Ce matin… Les séquelles…

Jeudi, août 6th, 2009

Je te vois. Oui, je te vois. Oh, tu peux bien nier, mais en fait tu es comme tous les autres.

Bonne nouvelle : le H1NA, le truc dont on nous gave depuis des semaines, la grippe des cochons, et bien, en fin de compte, il va pas nous tuer. Imaginez un peu combien il est facile de détourner l’attention du bon peuple. Plus de fric, la crise, tout se casse la gueule, mais c’est rien tout ça, car l’apocalypse est à nos portes. Demain, on va tous crever si nous n’acceptons pas le vaccin-saint-chrême-miracle des labos pharmaceutiques. Vite courrez ! Mais courrez donc on vous dit ! Imbéciles ! Merde, il y a déjà eu quelques milliers de morts, alors ayez peur, tremblez, mouillez vos frocs ! Et pendant ce temps arrêtez de réfléchir – pour ceux qui réfléchissent encore.

Hier soir, je regardais un porno. Envie de gerber sur l’écran. Je regardais les yeux de cette fille qui se faisait défoncer le sphincter par un mâle hilare au sourire de sauterelle. Ses yeux ne disaient pas le plaisir, ses yeux se déversaient en une plainte muette. Qui peut penser que cette fille a véritablement voulu ça ? S’égorgeant avec une queue, à en râler de la bile, on dirait qu’elle veut en finir. Une sensation, un pressentiment de véritable maléfice, me monte dans les tripes. Dans mon fauteuil, le cul bien bordé de confort, je peux bien jouer l’empathie, mais elle ça lui fera aucun bien. Les mecs – oui ils sont plusieurs – fouillent le corps de la fille de tous leurs doigts, on dirait qu’ils cherchent Dieu sous les chairs et dans les orifices. Bave, semence, lubrifiant, tout se mêle dans la bouche de cette fille aux yeux vagues. Moi, je peux bien roter dans ma certitude, qu’est-ce que ça change ? « I want to fuck your ass, baby », « Oh yes, fuck me, I do love you » – zap !

Je te vois, tu sais…

En fait, l’humanité semble bien se résumer à ces deux épisodes. Entre peur et sauvagerie, voilà la human attitude depuis l’aube des temps. Je les vois ces gens, dans la rue, ils ne sont pas différents, ils ont juste choisi d’avoir peur en cocooning. Famille, travail, vacances ! Trio de la pâte à lâches. On dirait parfois des zombies, mécaniquement ils baisent, ils bouffent, ils partouzent en bouffant, ils s’échappent sur une île de la tentation improbable. De la fuit, ils se cachent d’eux-mêmes et si on ose les bousculer, attention danger ! Chasse aux sorcières, dangereux extrêmes-gauchistes autonomes ! Merde quoi, laissez-nous regardez la télé de 7 à 8 qu’on oublie qu’on ne vit que par procuration : nos enfants, nos boulots, nos dettes, notre voiture, les enfants dans la voiture garée dans l’allée de ce putain de pavillon de banlieue… Et la nounou passera s’occuper du chien pendant qu’on sera sur la plage à rôtir notre néant au four d’un pays dont on se fout. Clic-clac le vide est sur carte SD. Ça fera du temps à remplir en hiver avec les potes qu’on jalouse depuis qu’ils ont le nouvel écran LCD.

Et l’on voudrait que je ne regarde pas les yeux de cette fille à l’anus béant sur notre lâcheté ? Rigolez, rigolez bien, mais doucement pour ne pas couvrir le son de la pub.

Du Soleil sous le chapeau

Dimanche, juillet 19th, 2009
Spart under the sun

Spart under the sun

Quelques jours sous le soleil pour recharger les batteries.

1 an déjà et Elle aime la Belgique…

Samedi, juillet 4th, 2009

P1000178

Il y a aujourd’hui un an nous commencions à roucouler joyeusement pour le malheur de tous. Quelques séances de crème et quelques milliers de degrés plus tard Elle est prête à demander sa naturalisation belge, surtout pour les fanfares :-D

Flash required

Mouahahahahaha

Portae Lucis

Lundi, juin 1st, 2009

Portae Lucis

« Rébellion et pas Révolution »

Vendredi, mai 1st, 2009

« L’homme n’en est pas encore au point où il peut se passer des gouvernements. Des anarchistes comme Kropotkine étaient contre le gouvernement, la loi ; il voulait les dissoudre. Moi aussi je suis un anarchiste, mais de manière totalement opposée à celle de Kropotkine.

Je veux élever la conscience des êtres humains à un tel niveau que le gouvernement en devienne une chose futile, où les tribunaux soient vides, où personne ne soit tué, violé, torturé ou surmené. Vous voyez la différence ? Kropotine fait porter l’accent sur la dissolution des gouvernements. Le mien est d’élever la conscience des êtres humains afin que le gouvernement devienne inutile ; que les tribunaux ferment ; que la police commence à disparaître, car elle n’a plus de travail et que l’on dise aux juges « allez vous trouver un nouveau job ! » Je suis un anarchiste d’une toute autre dimension. Que les gens soient préparés d’abord, ensuite les gouvernements disparaîtront d’eux-mêmes. Je ne suis pas en faveur de la destruction des gouvernements ; ils remplissent un certain besoin. L’homme est tellement barbare, tellement laid, que s’il n’était pas restreint par la force, toute la société s’écroulerait.

Je ne suis pas pour le chaos. Je désire que la société humaine devienne un ensemble harmonieux, une vaste commune recouvrant le monde entier : des gens en méditation, des gens sans culpabilité, des gens sereins, du silence ; des gens joyeux, dansant, chantant ; des gens n’ayant aucun désir d’entrer en compétition avec les autres ; des gens qui ont abandonné l’idée même qu’ils sont spéciaux et doivent le prouver en devenant président des États-Unis ; des gens qui ne souffrent plus d’un complexe d’infériorité pour qu’enfin personne ne désire être supérieur aux autres, que personne ne se vante de sa grandeur.

Le gouvernement s’évaporera comme la rosée du matin sous l’effet des premiers rayons de soleil. Mais cela est une toute autre histoire, une approche toute différente. Jusque-là nous avons besoin des gouvernements. »

Osho, 2004, pages 84-85.

Ceci est une citation d’Osho (1931-1991) tirée d’un livre intitulé Liberté : le courage d’être vous-mêmes. À ma connaissance, Osho n’a jamais rien écrit mais ses discours ont été publiés dans de nombreux livres. J’ai voulu citer ce passage pour deux raisons. La première c’est qu’Osho se nomme lui-même « anarchiste spirituel » en disant : « Je ne suis contre rien ni personne. Je ne veux pas que vous soyez libérés de quelque chose, je désire simplement que vous soyez libres. Vous voyez la différence ? La « liberté de » n’est jamais totale ; ce « de » l’emprisonne dans le passé. La « liberté de » ne peut jamais être une véritable liberté. » La seconde raison, c’est que sa vision de la liberté est très similaire à la mienne bien que les mots soient différents ; bien sûr le phrasé ne compte pas, ce qui importe c’est le phénomène en lui-même.

Osho a parlé de la différence entre la rébellion et la révolution. La rébellion selon lui est un acte spirituel, le processus d’accomplissement d’une liberté « intérieure ». La révolution, a contrario, porte sur l’acquisition de la liberté de quelque chose et, en ce sens, elle ne s’occupe que de liberté « extérieure ». Par essence, désirer la révolution dans le monde extérieur ce n’est rien d’autre que couper les mauvaises herbes qui repoussent toujours plus fortes ; tandis que la rébellion c’est arracher les racines de ces mauvaises herbes. C’est ce qui explique pourquoi la Révolution Communiste n’a jamais réussi à accomplir une véritable libération des masses ; l’ancien système de pouvoir et de contrôle a été simplement remplacé par un autre ; une élite est remplacée par une autre. Voilà le problème potentiel que je vois dans l’anarchisme ; à moins que les racines des conflits humains ne soient détruites, l’anarchisme ne peut qu’évoluer en un nouveau conflit, un chaos, et alors certains groupes décideront qu’ils doivent soumettre les autres et leur imposer un système de contrôle afin de protéger leurs propres intérêts ; afin de préserver leur propre survie. Voilà pourquoi je pense que l’anarchisme doit être nourri de connaissance de soi, nous devons apprendre et nous comprendre ; pourquoi agissons-nous comme nous le faisons ? Pourquoi devons-nous sans cesse argumenter et proclamer haut et fort que nos positions sont « justes » et que les autres sont « fausses » ? Avant de pouvoir vivre en harmonie avec les autres, nous devons tout d’abord apprendre à vivre en harmonie avec nous-mêmes. Bien sûr, cela semble très hypothétique et je ne fais que suggérer ce que je pense être une approche « meilleure », ou du moins alternative. Bien sûr, je ne suis pas parfait et j’ai encore beaucoup à apprendre à mon propre sujet ; j’ai encore une longue route à faire avant d’être en paix avec moi-même, mais j’y travaille !

Selon moi, le meilleur moyen de changer le monde est d’élever la conscience, ou comme le dit Osho ci-dessus « d’élever la conscience des êtres humains jusqu’au point où le gouvernement devienne une chose futile ». Nous devons d’abord commencer par nous-mêmes, commencer par enlever cette mauvaise racine qui plonge si profondément dans l’esprit humain, l’ego ; c’est de là que viennent tous les problèmes du monde ; c’est de la que naissent tous les désirs de pouvoir et de puissance ; c’est de là que vient le chaos. Tandis que notre connaissance de nous-mêmes croît, nous découvrons que notre connaissance de la réalité grandit, car il n’y a pas de séparation, il n’y a pas de différence ; la différenciation seule cause des problèmes. J’ai lu récemment un antique dicton de l’Orient : « on n’a pas besoin de savoir que l’océan a un goût de sel pour ne pas boire de toute son eau ». Lorsque nous commencerons à comprendre notre nature et celle du monde qui nous entoure, alors nous commencerons à comprendre la véritable nature de phénomènes tels que le capitalisme, le consumérisme et le libre marché. Nous commencerons à percevoir le vrai du faux. Comme Osho le dit, la liberté ne se trouve pas dans le combat, car être contre quelque chose implique de rester associé à cette chose, dans un sens négatif et donc l’on ne peut en être libéré. C’est pourquoi nous devons essayer d’élever la conscience de tous ceux qui nous entourent ; si les gens commencent en masse à comprendre ce qui est vrai ou faux, et à percevoir les effets désirables que les choses peuvent avoir sur eux, alors ils peuvent les laisser partir et ne plus en porter le fardeau. Le résultat sera que ces phénomènes, qui ont causé un si grand déséquilibre dans le monde, perdront leur pouvoir et mourront. Tous les systèmes rigides de pensée n’ont de pouvoir que parce que nous croyons en eux ; une fois que l’on cesse d’y croire, ils ne sont plus nourris par nous, ils dépérissent et meurent. Mon approche est de prendre soin du monde, pas de le contrôler ; dire aux gens comment je vois ces choses, mais sans attente ; l’attente n’est que le désir de contrôle. Il appartient à l’individu de prendre ce qui lui est utile et de laisser ce qui ne l’est pas. Voilà, je le crois, quelle est notre responsabilité.

Paix.

Andy

http://www.spiritualanarchism.net/

Traduction française par Spartakus FreeMann, 1er mai 2009 e.v.

Fesse Bouc Brother

Samedi, novembre 15th, 2008

Il y a quelques temps je me suis inscrit sur Facebook. Non que ce haut lieu de la « socialitude » me paraissait inévitable, mais j’avais envie, moi aussi – en bon mouton binaire bien dressé – de voir et de vivre l’expérience ultime du web social 2.0 (« deux point zéro » ou « deux fois zéro » ?).

Après trois tentatives d’inscription infructueuses, dont un mail inutilement envoyé au « hell desk », j’arrive enfin à me faire accepter et à créer mon profil. La première impression n’est pas très bonne : une interface pauvre et froide qui rappelle plus l’hôpital que la chambre des délices interpersonnels ; un sentiment de honte m’assaille presque car, aller sur facebook en justifiant du besoin d’y faire œuvre de propagande, c’est un peu comme acheter Playboy pour les articles… Bref, j’y suis, je visite.

En peu de temps, la diabolique machinerie me propose des liens avec des « ami(e)s », Comment, pourquoi ? Ah ben, j’ai cliqué sur le bouton « trouver des amis via vos contacts MSN », ok, la « chose » bosse pour moi. La surprise est alors directe : non seulement je peux voir tous mes contacts enregistrés sur Facebook mais, en outre, je peux aussi voir leurs amis et les amis de leurs amis et les amis des amis de leurs amis… Fortiche ce truc ! Comme je suis là en anonyme, désirant garder la discrétion et la paix, j’ai choisi Spartakus FreeMann comme identifiant, j’ai donc la chance de ne pas croiser mes anciens camarades d’école, de travail ou de galère. Cependant, le système me permet de savoir en un clin d’œil qui fréquente qui, et à la limite qui couche avec qui et quand. J’explore les lieux, je réalise combien d’anciennes « connaissances » du web éso francophone se trouvent là : facile, ils y sont tous ou presque, Facebook ne permettant pas aux morts de s’inscrire, pas encore du moins.

Cool, on peut créer des articles, on peut aussi faire savoir publiquement son humeur, on peut ajouter des photos et les « taguer » pour le plus grand plaisir de nos « amis » qui peuvent rester à l’écoute de nos émois 24h/24 et 7j/7. Bien vite, je réalise que l’on n’est pas sur Facebook pour la littérature mais que le cul, la fesse y a une telle importance, comme aux bons vieux temps de l’IRC, que l’amitié devient sans doute « et plus si affinité » en un temps record. On me propose de m’inscrire au club des partouzards, à celui des échangistes et enfin à celui des « personnes libres ». Mazette, il y a de quoi baiser à couilles rabattues ici.

« Facebook », si je me souviens bien c’est un album que les universités américaines mettent à la disposition de leurs élèves anciens et actuels afin de faciliter leur contact. Ici, il ne s’agit plus de ça, j’y vois plutôt un « Fesse book », mais vu l’ambiance, je me dis aussi que je suis la chèvre que l’on mène au bouc. Car, il y a quelque chose de démoniaque là-dessous. C’est infernal, c’est vide, d’un néant presque affligeant et terrible. On ne parle de rien, on s’agite pour ne rien dire en dehors de « salut, kikou lool », « je suis en train de faire le café », « je joue à WoW », … Une liste sans fin de l’absence absolue de toute forme de communication, une grande cacophonie de l’être qui impose son inexistence aux yeux du monde. En fait, le Fesse Bouc c’est un peu le fléau du portable dans l’internet. On parle sans arrêt pour ne rien dire. On assouvit une pulsion du dire dans un désert de communication, on se branle publiquement de l’inanité de nos petites vies mesquines et vides. Le pire c’est que les gens aiment ça, ils adorent s’entendre parler et, ici, se voir écrire et se savoir lu, perçu par les « amis » qui ne peuvent rester loin.

Il y a aussi un sentiment de malaise qui m’étreint peu à peu. Bien qu’inscrit sous un pseudonyme, il semble que l’on puisse découvrir que je suis là – je, c’est-à-dire moi personne du réel – grâce à la présence de mon adresse email « officielle ». Bon, on retire ça. Ensuite, après avoir essayé de mettre en ligne ma vitrine Lulu, je m’aperçois que la machine me dévoile sous mon véritable nom ! Diable, on rêvait de Big Brother, on a là mieux, c’est le Fesse Bouc Brother organisé, mis à jour et partagé par tous et pour tous ! Les RG peuvent dormir sur leurs deux oreilles, le citoyen fait à présent son travail, librement, spontanément, gratuitement. Oh, bien sûr, on me dira que si l’on a rien à se reprocher, on ne doit pas avoir peur d’exposer ainsi son « réseau social », ses habitudes de vie, ses goûts et ses dégoûts, ses centres d’intérêt politiques, philosophiques et sexuels… Dans le meilleur des monde c’est vrai…

Spartakus FreeMann, novembre 2008 e.v.