Wednesday, June 19, 2013 23:20

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Publication d’Anarchisme Ontologique d’Hakim Bey

Dimanche, septembre 28th, 2008

Je viens de finaliser, après 5 ans de travail, la traduction des oeuvres d’Hakim Bey non encore publiées en français. Grâce à l’aide précieuse de Lysianne – et d’autres que je tiens à remercier ici – les textes sont à présent revus entièrement, corrigés et le livre mérite enfin ce nom !

Cet ouvrage a pour ambition de proposer, aux lecteurs francophones, un panel de textes, dont certains traduits pour la première fois en français, en espérant qu’ils leur permettront de pénétrer la pensée fascinante de l’un des auteurs les plus ‘contre-culture’ de la fin du XXème siècle.

Peter Lamborn Wilson, dit Hakim Bey (signifiant «M. le Juge» en turc), est un écrivain politique et poète se qualifiant lui-même d’«anarchiste ontologiste».

Il se peut qu’Hakim Bey soit une identité partagée par plusieurs auteurs à tendance anarchiste, dont Wilson, l’objectif étant de mettre en avant moins leur auteurs que les idées elle-mêmes. Et c’est également notre but ici.

Spartakus FreeMann, septembre 2008 e.v., au Nadir de Libertalia

POUR ACHETER LE LIVRE :

Vitrine de Spart

Anarchisme Ontologique

Anarchisme Ontologique

Préface

Que la plume de Spartakus Freemann en arrive à enlacer celle d’Hakim Bey, rien de plus normal. En y réfléchissant un peu, on trouvera même l’étreinte rassurante, comme l’est généralement cette impression que les choses sont bien à leur place.

Sur l’auteur de la TAZ, on a beaucoup glosé à la mode scolaire et, surtout, on l’a transposé proprement en essuyant les bords, pour ne pas faire de tache, mais Hakim Bey n’est pas un auteur que l’on peut traduire à froid, ce n’est pas une notice pour meubles en kit. Pour le rendre, sans le desservir, il fallait un feu égal.

C’est que Bey est avant tout un poète. Cependant, parce qu’il raisonne –on refuse généralement la pensée aux poètes– on croit pouvoir le réduire comme une sauce, en faire de la philo prête à consommer. C’est oublier que l’art a cela de particulier qu’une fois prélevés les concepts, comme on soustrait des organes, il ne reste plus que du prêt à pourrir. Oui, j’aurais pu employer le terme disséquer, mais c’est un terme aussi dégradé que poète –ce qui est bien dommage, car c’est précisément le rôle de ces galvaudés que d’empêcher ça.

Evidemment, on se figure que les choses auraient pu être dites autrement, que si l’auteur a préféré suer sang et eau plutôt que de bronzer sur une plage tropicale, c’est un choix tout à fait personnel… Illusion évidemment entretenue par ceux-là même qui s’escriment à congeler les idées, à défaut de pouvoir refroidir les auteurs. Car il faut éviter à tout prix que l’écriture n’affecte le réel. Il en résulte qu’après vingt siècles de littérature, pour parvenir à parler d’amour ou de ferveur un peu décemment, il faut être biologiste, ou génial. Hakim Bey n’est pas biologiste. Spartakus Freemann non plus, & c’est pourquoi il arrive à traduire l’oeuvre d’Hakim Bey sans la corrompre.

Qui est exactement cet auteur que l’on prétend vous faire lire ? Selon certains, Hakim Bey s’appelle en réalité Peter Lamborn Wilson. Lui-même se qualifie d’«anarchiste ontologiste», ce qui lui a valu un beau succès & une progéniture de poussins se réclamant de lui, à raison ou à tort. D’autres de ses lecteurs – dont je suis – pensent que c’est une hydre, que plusieurs mains tiennent la plume.

En réalité, peu importe. L’essentiel est que son écriture peut transformer le monde. Mais elle ne veut pas vous convertir; comme l’amour fou, elle veut simplement avaler des galaxies.

Car le Chaos désire votre bien ; le corps est une forme supérieure de spiritualité, faire la fête, la voie du salut, et l’art une politique de rêve, urgente comme le bleu du ciel. D’ailleurs, Babylone a commencé à chuter dès lors que nous avons trouvé Lascaux belle.

Bienvenue, donc, dans un monde rendu à sa normalité.

Lysianne Detey

Extrait du texte Amour Fou, Hakim Bey, traduction Spartakus FreeMann, 2008

L’Amour Fou n’est pas une Démocratie Sociale, ce n’est pas le Parlement du Deux. Les minutes de ses réunions secrètes portent sur des choses éloquentes trop énormes, mais également trop précises pour la prose. Pas ceci, pas cela – son Livre d’Images tremble en nos mains.

Bien sûr, il chie sur les maîtres d’école & sur la police, mais il se moque tout autant des libertaires & des idéologues – ce n’est pas une pièce bien propre & éclairée. Un charlatan topologue en a dessiné ses corridors & ses parcs
abandonnés, son décor d’embuscade lumineusement noir & sombrement rouge maniaque.

Chacun d’entre nous possède la moitié de la carte – comme deux potentats de la Renaissance, nous définissons une nouvelle culture avec nos enlacements anathématisés de corps, avec nos fusions de liquides – les veines imaginales de
notre Cité-État mouillent nos vêtements.

L’Anarchisme ontologique n’est jamais revenu de son dernier week-end de pêche. Il y a si longtemps que personne n’est allé se plaindre au FBI, le Chaos se fout du futur de la civilisation. L’Amour fou engendre seulement par accident – son but primordial est l’ingestion de galaxies. Une conspiration de la transmutation.

[...] L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire de la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. Le monde post-protestant anglo-saxon endigue sa sensualité qui est réprimée dans la publicité & qui se divise dans le choc des foules : les prudes hystériques contre les clones de moeurs légères & les ex-célibataires. L’Amour fou ne veut pas rejoindre l’armée d’un autre, il ne prend aucune part dans la Guerre des Genres, il est emmerdé par la parité des emplois (en fait, il refuse de travailler pour vivre), il ne se plaint pas, il n’explique pas, ne vote jamais & ne paye jamais d’impôts.

[...] L’Amour fou est toujours illégal, qu’il soit déguisé par le mariage ou en troupe boy-scout – toujours ivre de vin ou de ses propres sécrétions ou de la fumée de ses propres vertus polymorphes. Ce n’est pas un dérangement des sens, mais
bien leur apothéose – il n’est pas le résultat de la liberté, mais plutôt son prérequis. Lux et voluptas.

Hakim Bey & TAZ : idoles ou outils ?

Samedi, mai 17th, 2008

La TAZ – ou Zones Autonomes Temporaires – proposée par Hakim Bey ne serait-elle qu’un cheval de Troie visant à disséminer et/ou à justifier la pédophilie ? C’est ce que l’on devrait comprendre par la lecture de certains articles sur le net (je vous laisse googliser à votre aise). La TAZ serait le laboratoire privilégié d’une conspiration propédophilie, une conspiration mondiale digne de celle des illuminati, mais en plus fort, car bien plus silencieuse et pernicieuse. Selon ces théories, la TAZ n’aurait d’autres buts que de soumettre la volonté de ses participants (pour s’en convaincre, il suffit de lire au trente troisième degré le texte et tout devient clair) et de permettre aux pédophiles de tous acabits de satisfaire leurs perversions. Dans l’esprit torturé de certains, ces lieux deviennent alors des lupanars putrides et infects où les seules préoccupations sont la jouissance de jeunes corps d’enfants ! Pour y arriver, rien de plus simple : intoxiquer les esprits non critiques des anarchistes et autres libertaires ; les convaincre que l’anarchisme est le droit de violer les enfants et le tour est joué. Vous savez, les anarchistes sont tellement cons qu’il est facile de les manipuler en posant l’équation simplissime : liberté = droit de faire tout et nawak !

Ainsi résumée la TAZ serait un nouveau Baal réclamant le sacrifice de milliers d’enfants et son prophète serait Hakim Bey himself !

Modeste traducteur amateur des œuvres de Bey, je ne peux que constater que Bey parle, effectivement, dans certains textes de l’amour pour de « jeunes garçons », qu’il y fait l’apologie de leurs corps (Enfants Sauvages) et qu’il semble aimer l’esthétique des corps d’éphèbes. Mais encore, il ne s’agit là que de deux ou trois lignes tirées d’une œuvre de plusieurs centaines de pages ! Cela suffit-il à lire le livre « Zones Autonomes Temporaires » comme un pamphlet pro-pédophile ? Je ne le pense pas. Et ceux qui le pensent doivent avoir un léger problème d’interprétation et de mesure.

Non que la lutte contre la pédophilie ne se justifie pas. Je suis belge et donc assez sensibilisé par l’« affaire Dutroux », je suis également une victime de ce fléau, et, par conséquent, je ne puis qu’aller dans le sens de la lutte contre les pédophiles, de la lutte pour l’information sur ce sujet, de la lutte tout court. Cependant, faire un procès général et stalinien d’un auteur et de ses œuvres et de son travail, sur base de ses penchants – contestables selon ma morale et mon cadre sexuel – n’est-ce pas appliquer une censure facile et réductrice ? Les comportements de Bey s’ils justifient une action de sauvegarde de l’intérêt des enfants se fera, un jour où l’autre (le plus rapidement possible) s’il s’avère, et uniquement alors, que ces « accusations » sont avérées, vérifiées et réelles ! Pendre haut et court un auteur sur des rumeurs, des extraits de ses livres, de ses participations (douteuses) à des magazines pédophiles ferait la belle affaire de ceux que nous combattons. On se débarrasse de l’homme et de ses idées (politiques je veux dire) sans autre forme de procès, quoi de mieux si, en plus, ce sont les anarchistes eux-mêmes qui font le travail à la place du pouvoir, hein, je vous le demande ? Car, c’est bien de cela qu’il s’agit : effacer Bey de la mémoire collective par un procès de Moscou rapidement mené, un procès ou accusateurs, juges et défenseurs ne pourraient qu’être d’accord sur la peine de mort prononcée au vu de la gravité des actes ! « Enfin, monsieur, toucher un enfant, cela suffit à justifier l’autodafé des livres de cette personne sur la place publique ! » Et là, personnellement, je ne suis pas d’accord. Je pense que l’on doit, si l’on est bien constitué intellectuellement, différencier l’œuvre et l’homme, le message et le messager. Je pense que l’on peut, avec assez d’esprit, retirer les éléments « douteux » de l’ensemble, Bey ne demande à personne (et il suffit de le lire pour s’en convaincre) de le suivre dans ses penchants, et s’il le fait, accessoirement, il ne nous oblige pas à la suivre sur ce terrain. Si nous lisons Sade et Mein Kampf, si nous lisons les œuvres de Khadafi et de Khomeni avec esprit critique, si même, nous lisons Bakhounine et son antisémitisme avec un esprit ouvert et critique, pourquoi ne pourrions nous le faire avec Hakim Bey ?

L’autre accusation que l’on rencontre assez souvent : les lecteurs de Bey ne seraient que des idolâtres sans jugeote et sans esprit critique ; de simples fanatiques « bobocool » et surnumérisés. Ceux qui osent lire et défendre les idées de Bey ne peuvent être, aux yeux de ces critiques du dimanche, que d’exécrables adulateurs, de vulgaires fans chasseurs d’autographes écrits avec le sperme de l’auteur. Je ne doute absolument pas que certains agitent le vide de leur pensée au moulin de la TAZ, mais je ne suis pas vraiment certain que tous ceux qui ont lu ou qui utilisent les idées de Bey soient de simples décérébrés porteurs de bannières incompréhensibles à leur intellect stérile. Les anarchistes n’échappent certes pas au besoin humain de se forger des idoles humaines, de s’attacher à un livre saint et de psalmodier slogans et vœux pieux. Par expérience, je peux toutefois dire que je ne connais aucun beyolâtre junkie des taz et autres paz. Ceux-ci n’existent-ils que dans les pays anglo-saxons ? Mystère…

La question doit alors se poser : Hakim Bey et sa TAZ ne sont-ils que des idoles des Temps modernes pour activistes de salon ? Ne sont-ils que de faciles justifications intellectuelles à l’inaction de pseudolibertaires embourgeoisés ? Sans doute, en partie – dans l’absolu tout est vrai et possible –, mais Bey et la TAZ sont avant tout des outils et non des fins ultimes ! Il y a de grands vides dans les thèses de Bey, dans la TAZ aussi et dans le reste ses écrits, mais l’incompréhension des critiques provient, à mon sens, d’une incompréhension des buts de l’auteur. Bey ne veut pas poser un système figé et indestructible, tout-puissant et non critiquable. Bey pose une vision poétique de la critique du monde, dans le sens surréaliste et situationniste. Bey pose les jalons d’une formulation physique de la contestation, physique dans un sens corporel, car Bey nous demande, en le lisant, de bouger et non de fonder des syndicats, des partis politiques ou antipolitiques. Bey nous demande de lire le monde avec des yeux différents. De lire le monde avec nos tripes, avec notre sang, avec notre foutre ! Non de tergiverser sans fin sur les modalités structurelles d’une révolution illusoire ! Le Grand Soir, selon lui, serait que nous soyons tous nus dans la rue à nous foutre de la gueule des étoiles et de la lune, non que nous commencions à flinguer les flics, les bourgeois, les curés ! Bey n’est pas Bakhounine, Bey n’est pas Marx, Bey n’est pas Lénine, Bey n’est pas Baader ! Bey est un poète, bon ou mauvais selon l’affect et la sensibilité du lecteur, mais un poète avant tout. Il nous propose une vision de l’homme, de la société (ou de sa fin); il nous propose une vision festive de l’insurrection ; là où nos bons révolutionnaires posent les principes de la violence et de la mort, Bey nous pose les principes de la Vie et de la Joie !

Alors, Bey, selon moi, n’est qu’un outil, ses écrits sont une boîte à outils et je me sers quand et comme j’en ai envie. Si je suis un petit connard de bourgeois avec le cul coincé dans mon fauteuil, cela me regarde. Mais, si le cul dans mon fauteuil, Bey me demande de me lever et d’essayer de changer non le monde, non l’homme, mais la vision du monde, de l’homme et de la vie en général. S’il me le demande, de manière incomplète et maladroite, il se peut que je me lève alors et que j’agisse de manière spontanée et autonome. Il se peut même que je vienne pisser dans votre boîte aux lettres juste pour terroriser poétiquement votre glacis de pensées ! Il se peut même que je me barre sur les routes en essayant de fonder des Tongs aux buts tout aussi cryptiques que la pensée intime de Bey elle-même. Il se peut que tout se puisse.

Spartakus FreeMann, mai 2008 e.v., au Nadir de Libertalia.

Pour lire Bey : HeliogabaleLulu (attention, une réédition prochaine est prévue).

Parti pour Croatan

Mardi, mai 13th, 2008

Enfin, presque. Je ne pars que pour Venise et ses environs.

Bientôt, j’espère en avoir fini avec la réédition des textes de Hakim Bey, du Liber CCCC et enfin mener à bien ce rituel commun à Dionysos-Kali. Je ne sais pas encore ce que cela va donner mais cela risque fort d’être intéressant.

Dans les nouvelles, je vous conseille aussi la chasse au DAHUT ou encore l’exposition collégiale à laquelle participe un pote :

« Il y a Thomas Burion (alias not’ bon curé défroqué gauchiste et pataphysicien)

Il y a MozHorus (alias Matthieu Gautier, le père de l’Enfaon, alias Tau Solarass le bien aimé)

Il y a Doun (alias Pôline qui fait glisser l’encre sur le blanc)

Et encore, Norma et les poils de cheveux

Et Inès et les cosmogonies de patience

Et Sébastien, le liégeois qui graffe…

Et des exemplaires du superbe sublime incrédible nouveau novateur excellent Fanzine Le Dahut y sont en vente pour un Euro presque symbolik.

Mise à jour de nos publications

Vendredi, novembre 30th, 2007

Nous venons de revoir certains des ouvrages que nous publions. Kabbale pour un Goy « avancé », du fait de sa taille, est maintenant revu en deux tomes distincts : Kabbale pour un Goy Tome II & Tome III. Le tome II est déjà disponible, le dernier tome sera publié sous peu. Dans les nouveautés : Le Sepher Yetsirah, Le Nom de 72 Lettres, La Kabbale d’Isaac Louria. Nous avons également publié les quelques inutiles traductions de crowleyries et autres thélémiteries qui feront le bonheurs des fous. …
(Lire la suite…)

De Sapientia in Re Sexuali

Mercredi, septembre 12th, 2007

Considère l’Amour. Voici une Force destructrice & corruptrice par laquelle de nombreux Hommes furent perdus. Cependant, sans Amour l’Homme ne serait pas un Homme. Par conséquent, ton Oncle Richard Wagner fit de notre Doctrine une Fable musicale, dans laquelle nous voyons Amfortas, qui céda lui-même à la Séduction, blessé au-delà de toute Guérison ; Klingsor, qui se mis à l’abri d’un tel Danger, exilé à tout jamais de la Montagne de la Salvation ; & Parsifal, qui ne céda point, capable d’exercer le Véritable Pouvoir de la Vie, & par là d’accomplir le Miracle de la Rédemption. De ceci ai-je également parlé dans mon Poème « Adonis ». Il en va de même avec la Nourriture & la Boisson, avec l’Exercice, avec l’Enseignement lui-même, le Problème est toujours de mener l’Appétit dans la juste Relation avec la Volonté. Ainsi, tu peux jeûner ou festoyer ; il n’y a pas de Règles autres que l’Équilibre. Et cette Doctrine est d’Acceptation générale parmi la meilleur Sorte d’Hommes ; par conséquent, en toi j’imprimerai avec le plus grand soin l’autre Part de ma Sagesse, c’est-à-dire, la Nécessité d’étendre sans cesse ta Nature à de nouveaux Compagnons dans tous les Plans de l’Existence, afin que tu puisses devenir le parfait Microcosme, une Image sans Défaut de tout ce qui est.

Liber Aleph – Alpha Kapa – A.C.

Ça m’ira, dis ?

Mardi, août 21st, 2007

Sous la bannière du roi Jacques je repose.

Perdus sous une somnifère couette, le silence des corps s’impose.

Serpents enlacés devant quelque film noir-blanc.

Mains de Circé qui envoûtent l’Ulysse somnolant.

Quelque corps à corps versifié sous la lune noire en fièvre.

Tomates, poivrons, cœur haché, recette onctueuse à tes lèvres.

Je pense trop, putain de cerveau paranoïaque !

Que ne s’écoule-t-on en une nuit insomniaque ?

Ferme-moi la gueule, scelle la de tes Lèvres savoureuses.

Au moment des départs, j’ai l’âme si rageuse.

Et alors, je ne sais plus où mes pas me mènent.

Ça m’ira, dis ? Je T’aime.

Il se peut…

Vendredi, août 10th, 2007

Ah, mais il se peut que l’on n’ait rien à dire

Je veux dire que cela arrive

Et il se peut que l’on ne sache rien d’un être

Et il se peut que l’on ne sache plus rien à propos de rien

Et il se peut que l’on soit exactement

exactement

maladroit

Antonin Artaud