J’ai tout capté, tout, mais tout de tout.

Je ne cherche pas l’illumination, je ne cherche pas la spiritualité, je cherche la mort. Pas cette mort poétique & artistiquement correcte, non. La mort – tout simplement – le repos absolu & définitif. Tout le reste n’est qu’un mauvais emballage, une mauvaise mise en scène. Je ne tends que vers le Silence le plus pur qui soit, le plus doux & le plus noir aussi.

On me poserait la question de savoir « pourquoi », je ne pourrais qu’opposer une incompréhension totale & absolue. Il n’y a pas de « pourquoi », ni même de « parce que ». Il n’y a que la puissante & infaillible pulsion qui marque chacun de mes pas. Je suis las de tout « pourquoi », je suis las de fuir ce qui, en définitive, est en moi.

Et, cependant, il reste cet instinct de survie tout aussi puissant. Il reste aussi tous ces visages de personnes aimées qui me retiennent, il y a l’amour & il y a la haine. Alors, quand la pression se fait trop forte sur mon âme, je fuis, je parade, j’esquive. L’alcool en grande quantité; les émotions qui m’intoxiquent le corps & l’esprit; la sensation trop longtemps retenue qui s’écoule en un flot puissant dans les veines, dans mes tripes & dans mon cœur. Je pars, je vais dans ces endroits où le fiel & la violence sont Légions, je vais dans ces lieux obscurs chercher la délivrance, chercher la Clé de la Libération. Et alors, rien n’ayant de prix, tout ayant un « coup », je me laisse aller, je cherche & je trouve. Je cherche jusqu’à obtenir ce que je veux, ce qui me sauve : les coups, le sang, la rage, la bile. Je rentre satisfait, le corps rompu, le corps en sang. Je rampe dans ma tanière me lécher les plaies, je souffre & je suis presque heureux. Presque heureux…

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Spartakus Freemann

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