Wednesday, June 19, 2013 14:31

Archive for the ‘Souffrances’ Category

Ce matin… Les séquelles…

Jeudi, août 6th, 2009

Je te vois. Oui, je te vois. Oh, tu peux bien nier, mais en fait tu es comme tous les autres.

Bonne nouvelle : le H1NA, le truc dont on nous gave depuis des semaines, la grippe des cochons, et bien, en fin de compte, il va pas nous tuer. Imaginez un peu combien il est facile de détourner l’attention du bon peuple. Plus de fric, la crise, tout se casse la gueule, mais c’est rien tout ça, car l’apocalypse est à nos portes. Demain, on va tous crever si nous n’acceptons pas le vaccin-saint-chrême-miracle des labos pharmaceutiques. Vite courrez ! Mais courrez donc on vous dit ! Imbéciles ! Merde, il y a déjà eu quelques milliers de morts, alors ayez peur, tremblez, mouillez vos frocs ! Et pendant ce temps arrêtez de réfléchir – pour ceux qui réfléchissent encore.

Hier soir, je regardais un porno. Envie de gerber sur l’écran. Je regardais les yeux de cette fille qui se faisait défoncer le sphincter par un mâle hilare au sourire de sauterelle. Ses yeux ne disaient pas le plaisir, ses yeux se déversaient en une plainte muette. Qui peut penser que cette fille a véritablement voulu ça ? S’égorgeant avec une queue, à en râler de la bile, on dirait qu’elle veut en finir. Une sensation, un pressentiment de véritable maléfice, me monte dans les tripes. Dans mon fauteuil, le cul bien bordé de confort, je peux bien jouer l’empathie, mais elle ça lui fera aucun bien. Les mecs – oui ils sont plusieurs – fouillent le corps de la fille de tous leurs doigts, on dirait qu’ils cherchent Dieu sous les chairs et dans les orifices. Bave, semence, lubrifiant, tout se mêle dans la bouche de cette fille aux yeux vagues. Moi, je peux bien roter dans ma certitude, qu’est-ce que ça change ? « I want to fuck your ass, baby », « Oh yes, fuck me, I do love you » – zap !

Je te vois, tu sais…

En fait, l’humanité semble bien se résumer à ces deux épisodes. Entre peur et sauvagerie, voilà la human attitude depuis l’aube des temps. Je les vois ces gens, dans la rue, ils ne sont pas différents, ils ont juste choisi d’avoir peur en cocooning. Famille, travail, vacances ! Trio de la pâte à lâches. On dirait parfois des zombies, mécaniquement ils baisent, ils bouffent, ils partouzent en bouffant, ils s’échappent sur une île de la tentation improbable. De la fuit, ils se cachent d’eux-mêmes et si on ose les bousculer, attention danger ! Chasse aux sorcières, dangereux extrêmes-gauchistes autonomes ! Merde quoi, laissez-nous regardez la télé de 7 à 8 qu’on oublie qu’on ne vit que par procuration : nos enfants, nos boulots, nos dettes, notre voiture, les enfants dans la voiture garée dans l’allée de ce putain de pavillon de banlieue… Et la nounou passera s’occuper du chien pendant qu’on sera sur la plage à rôtir notre néant au four d’un pays dont on se fout. Clic-clac le vide est sur carte SD. Ça fera du temps à remplir en hiver avec les potes qu’on jalouse depuis qu’ils ont le nouvel écran LCD.

Et l’on voudrait que je ne regarde pas les yeux de cette fille à l’anus béant sur notre lâcheté ? Rigolez, rigolez bien, mais doucement pour ne pas couvrir le son de la pub.

Quoi ma gueule ?!

Dimanche, mai 4th, 2008

Avec ma gueule, pense-t-on que je puisse encore jouer la cinquième roue du carrosse ?

Je vois, je sens, je palpe le non-dit, l’interdit, le silence, les éclairs de retrait dans tes yeux, l’hésitation dans la dérive de tes pas & de tes non-oui. J’aurai voulu chanter ces paroles de PJ Harvey qui me reviennent dans les tripes :

« Oh my lover

Don’t you know it’s alright

You can love her

You can love me at the same time

Much to discover

I know you don’t have the time but

Oh my lover

Don’t you know it’s alright »

Mais non, car

« I’d risen this morning

Determined to break

The spell of my longing

And not to think

I freed myself from my family

I freed myself from work

I freed myself

I freed myself

And remained alone »

Je ne peux pas, je ne peux plus. Je l’ai dit, je n’ai rien caché.

J’ai été l’amant infidèle de l’amante de l’amant trompé & trompeur. J’ai aimé comme un malade en phase terminale, le cœur à l’air, les couilles à l’envers & rien d’autre dans l’âme qu’un souffle ardent. J’y ai laissé tout ce que j’avais, il n’y a plus rien. Désolé.

Tu ne voudrais pas un mauvais remake d’un film dont les rushes sont perdus depuis longtemps. Tu ne voulais pas que tout cela tourne en noeud de boudant ? Et pourtant, ce noeud, je l’ai autour du cou.

J’ai tout capté, tout, mais tout de tout.

Dimanche, avril 27th, 2008

Je ne cherche pas l’illumination, je ne cherche pas la spiritualité, je cherche la mort. Pas cette mort poétique & artistiquement correcte, non. La mort – tout simplement – le repos absolu & définitif. Tout le reste n’est qu’un mauvais emballage, une mauvaise mise en scène. Je ne tends que vers le Silence le plus pur qui soit, le plus doux & le plus noir aussi.

On me poserait la question de savoir « pourquoi », je ne pourrais qu’opposer une incompréhension totale & absolue. Il n’y a pas de « pourquoi », ni même de « parce que ». Il n’y a que la puissante & infaillible pulsion qui marque chacun de mes pas. Je suis las de tout « pourquoi », je suis las de fuir ce qui, en définitive, est en moi.

Et, cependant, il reste cet instinct de survie tout aussi puissant. Il reste aussi tous ces visages de personnes aimées qui me retiennent, il y a l’amour & il y a la haine. Alors, quand la pression se fait trop forte sur mon âme, je fuis, je parade, j’esquive. L’alcool en grande quantité; les émotions qui m’intoxiquent le corps & l’esprit; la sensation trop longtemps retenue qui s’écoule en un flot puissant dans les veines, dans mes tripes & dans mon cœur. Je pars, je vais dans ces endroits où le fiel & la violence sont Légions, je vais dans ces lieux obscurs chercher la délivrance, chercher la Clé de la Libération. Et alors, rien n’ayant de prix, tout ayant un « coup », je me laisse aller, je cherche & je trouve. Je cherche jusqu’à obtenir ce que je veux, ce qui me sauve : les coups, le sang, la rage, la bile. Je rentre satisfait, le corps rompu, le corps en sang. Je rampe dans ma tanière me lécher les plaies, je souffre & je suis presque heureux. Presque heureux…

Let It All Bleed Out !

Jeudi, novembre 29th, 2007

Quand anniversaire rime avec solitaire ! Déjà écrit, déjà joué. Reflux gastéropodiques en une cervelle en manque d’absolu. À trop chercher Celle Qui Monte du Désert, je finis par être trop exigeant, inquisiteur de l’Amour, moi vieille bête au cœur asthmatique !

« Ce week-end sera chaote ou ne sera pas ! » Saint Héliogabale, I, 34. Que Sa volonté soit faite sur la piste comme au bar, qu’Il nous donne ce soir le vin et l’oncophile fumée, qu’Il nous pardonne nos Cicatrices comme nous pardonnons aux Présentatrices du JT. Amen.

Message subliminal : ne pas croire mes paroles agressives et méchantes, jamais. Pardon.

Lawrence Alma-Taddema (1836-1912) Les roses d’Héliogabale, 1888

Consolateur…

Lundi, novembre 26th, 2007

Consolateur inconsolé, j’erre dans les tréfonds de la peine insondable de l’être. Qui sera là pour me réchauffer quand je serai près à trépasser ? Qui se souciera de mes douleurs et portera avec moi le fardeau pour les derniers instants ? Inconsolé, je ne suis pas consolateur et resterai inconsolé. Amant je n’aime pas et ne serai point aimé. Seul je vis parmi les ombres de mon passé et les terreurs de ce qui se tient devant moi. Consolateur des insensés, je suis inconsolé de ma peine et de l’indicible souffrance qui tenaille mon âme. Je ne suis plus le jouet des passions, je ne suis plus instrument, je ne suis plus que feuille au vent entraînée vers une aube en technicolore improbable et fuyante. Le corps est subtilement tétanisé dans un plaisir auto-érogène, auto-érotomaniaque. Nul parfum embaumé sur Ses lèvres sépulcrales ne peut éveiller en moi autre chose qu’Amour, moi qui n’aime plus d’avoir été fondu et dissout dans le creuset de Son corps.

Le matin dans le miroir, je ne vois plus satan, je me vois totalement et pleinement tel que je suis, Je vois je, rien de plus. Les illusions s’en sont allées et il ne reste plus qu’un immense rire de ma gorge prenant naissance pour aller, sur la voûte céleste, fracasser quelque ange putréfié.

Je lâche l’affaire ou pas ? Telle est le question face à l’incommunicado qui s’intensifie tandis que le désir semble se flétrir lentement dans une désaffection trop cruellement visible… Être à demi est bien pire que ne pas être.

C’est d’être la mienne, dis-tu ?

Hélas ! tu sais bien que j’oppose

Un démenti formel aux poses

Qui sentent par trop l’impromptu.

Locutions des Pierrots, II – Jules LAFORGUE (1860-1887) – (Recueil : L’Imitation de N.D la Lune)

En ce moment je suis tel…

Jeudi, novembre 15th, 2007

Comme il est étrange que Rops réponde autant à mes humeurs…

Do You Know Pain & Hate ?

Dimanche, juin 17th, 2007

Non, je ne pense pas.

À moins de connaître la violence faite à l’enfant.

À moins de connaître l’éloignement de ceux, de celles que l’on aime.

À moins d’avoir été déchiré dans le corps, dans l’âme, dans l’esprit.

MOTHERFUCKERS, DO YOU KNOW PAIN AND HATE ?

J’espère que non, j’espère que non, j’espère que non… Mon dieu, j’espère que non…

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert »

(Alfred de Musset)

Ouais Alfred, vas-y encoooore. Parle-moi encore de cette souffrance.

Non, quand bien même une amère souffrance

Non, quand bien même une amère souffrance

Dans ce coeur mort pourrait se ranimer ;

Non, quand bien même une fleur d’espérance

Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l’innocence

Viendraient en toi me plaindre et me charmer,

Non, chère enfant, si belle d’ignorance,

Je ne saurais, je n’oserais t’aimer.

Un jour pourtant il faudra qu’il te vienne,

L’instant suprême où l’univers n’est rien.

De mon respect alors qu’il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,

Ma triste main pour soutenir la tienne,

Mon triste coeur pour écouter le tien.

« Mais je réclame seulement pour qui me considère le silence, mais un silence intellectuel si j’ose dire, et pareil à mon attente crispée. » (A. Artaud – Nouvelles Lettres sur Moi-même)

Et je reviens vers Toi, « A » le Maudit et je te lis crier sur le papier : « Si l’on pouvait seulement goûter son néant, si l’on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d’être mais ne soit pas la mort tout à fait. Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n’est certainement pas une souffrance. J’en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l’être. Je n’ai plus qu’une occupation, me refaire. » (A. Artaud – Pèse-Nerfs)

Et là moi, ce soir et depuis toujours comment suis-je ?

Ma Souffrance est-elle illusion ou prisme de mon Néant ?

Bonne nuit, vous pouvez retourner à vos émissions préférées.