Á Toi Qui Te Reconnaîtra !

Ces derniers jours ont pu m’apporter bien des douleurs, bien des blessures de l’âme et de l’esprit. On dira que je le mérite sans doute, on dira que c’est un juste retour des choses. Ouais, ouais, sectateurs du karma et autres envoûteurs de merde prophylactique allez voir en Envers si j’y suis !

J’ai réfléchi au dernier coup porté par une certaine femme qui a traversé la vie avec moi pendant une assez longue période. Treize années, putain de chiffre diront les zozotéristes numérologues, d’une vie commune durant lesquelles nous aurons partagé bien des joies, des malheurs, des rires et des pleurs. Treize années – אחד – qui auront permis la naissance de mes trois magnifiques enfants – הדם – les Étoiles autrefois Perdues, aujourd’hui Retrouvées ! Étoiles que l’on essaye à nouveau de m’arracher pour je ne sais quelle raison, basse vengeance, folie, haine farouche, ennui ou simple bêtise.

Treize années pendant lesquelles j’ai aimé plus que jamais, plus que jamais je n’avais pu le faire, treize années d’un amour impétueux, parfois douloureux, mais toujours jouissif et empli de joies et de bonheur. À mon âge, 36 ans, ces treize années sont toute une vie, une vie que jamais je ne pourrai regretter même, et surtout, suite aux attaques, à la volonté de destruction, à la haine incompréhensible que Tu me voue, Toi qui m’a offert mes premiers plaisirs, Toi qui a joui la première fois entre mes bras.

De la noirceur de ta haine, j’invoque Tes souvenirs ! Souviens-Toi de ce que nous avons vécu, de ces tendres moments de douceur, de rire, de joie – j’insiste – de plaisirs intenses, interdits et totaux ! Souviens-Toi de l’amour que je Te portais alors, de la rigidité de mon sexe fouillant Ton corps afin d’en explorer les moindres recoins turgescents ! Souviens-Toi, ô celle que j’appelais לן ! Je T’aimais alors d’un amour si intense, d’un Amour si pur et si total, que rien ne me semblait alors impossible. Avec Toi à mes côté, je pouvais tout, je voulais tout. Et, si parfois je me montrait hautain, stupide, froid, inconstant, pourras-Tu savoir combien alors je T’aimais, Toi dont mon âme avait encore le souvenir de nos גילגולים Toi dont un regard, un sourire, un geste me rendait fou d’Amour !

La vie m’aura usé, la Vie m’aura tué quelque part. La dernière année commune, la dernière année de ces treize années, aura été un enfer pour Toi, un enfer dont je suis et resterai le seul responsable. Un enfer issu de mon esprit alors malade, dépressive attitude, noirceur de mon âme, refoulement des égouts de mon enfance et du reste, je T’ai fait payé à Toi que j’aimais alors les turpitudes de mes souffrances. Pardon donc, pardon et excuse-moi infiniment d’avoir été, sans doute, un infâme salaud pendant ces mois de dépression nerveuse et morale. J’ai trompé Ton amour, j’ai aimé une autre Femme, j’ai couché avec Elle aussi, j’ai alors chu du pied d’estale où Tu m’avais toujours placé. Je ne peux demander pardon d’avoir aimé alors une autre que Toi, je ne peux m’excuser d’avoir voulu vivre plusieurs Amours en un même temps.

Mais, Toi, comment peux-tu aujourd’hui utiliser nos enfants pour me détruire, pour me nuire, pour me haïr ? Comment peux-Tu voiler la vérité de la fin de notre histoire par des fantasmes de secte et autres fadaises qui ne peuvent que blesser nos enfants et qui les blessent en vérité aujourd’hui. Que pourrais-je Te dire ou faire afin que Tu comprennes enfin que cette guerre entre Toi et moi ne peux que conduire à la souffrance pour nos enfants ?

Ce message ne servira à rien, je le crains bien mais il me donne le plaisir de Te parler malgré tout en dehors de toute rage, toute haine, toute violence, il me donne l’opportunité de Te dire ce que Tu ne veux entendre. Et je le comprends quelque part, ne T’ai-je pas déjà menti ? Ne T’ai-je pas trahi déjà ? Alors accepte simplement ce message pour ce qu’il est : une demande de pardon et une lettre de rupture, rupture qui ne sera passée jusqu’ici que par les avocats et autres cancrelats de l’existence, non par mon coeur.

Tendrement.

Ton ex-mari

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Spartakus Freemann

Un commentaire

  1. "la Vie m’aura tué quelque part"

    Tu as tord de mettre une majuscule à Vie, il fallait mettre vie, parce que Vie, c’est autre chose…

    Mina

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