Les cadavres de l’outre-rêve…

J’étais le Tentateur, posé sur le tertre de ma Suffisance.

Venue des Sombres régions de mes Désirs, Elle me salua.

Flatté par tant de grâce et de détours sensibles,

Je rendis ma Volonté à ses Desseins.

Homme de peu de foi, j’étais le Foutre de Dieu perdu.

Riant des clowns du cinéma de la vie, je n’avais plus rien à perdre.

Rien à perdre si ce n’est l’essentiel pour être lavé de ma sainteté.

Vas-y pute sacrée de mes deux, tue-moi des morts de la vie et de l’outre-tombe !

Vas-y pute de l’amour-duplicité, viens arracher le reste de cœur pourri en mon âme putride !

Viens goûter à la semence du serpent fou, du menteur absolu et rieur car tueur de merde.

Entends ma supplique et viens donc en ma demeure afin de réaliser mon Vouloir sans frein.

Viens, prends ce que tu veux, ce que je veux !

Viens donc ôter en moi les restes d’une humanité pervertie par la condition déicide de nos pères !

Viens prendre ce que l’homme te donne avec joie et viens causer ruines et délices en sa vie, en son cœur, en son âme…

Viens, et jouis de tes œuvres comme nous jouissons aussi de notre malignité.

Sans trop savoir, abandonnant le désir d’encore m’accrocher aux cadavres d’outre-rêve,

J’ai laissé entrer Lilith aux Sombres Lèvres.

Entre ma Douce Pute, viens donc pomper le dard et les millions de vie à venir que je cracherai dans le fond de ta gorge.

Viens, ouvre-moi les Portes que je m’engage enfin dans la Voie de mon Destin !

Viens donc petite Chienne aux regards enamourés, viens et Tue-moi comme je tue le Cochon pour le Shabbat de mon Père.

Viens, mange, mange, qu’il ne coule aucune vie de ta bouche… Qu’il ne reste rien !

Bien sûr ha-Lilith, ténébreuse dévoreuse de ma vie encore trop vieille que pour renaître,

Tu me tueras car JE LE VEUX.

Tout ce que doit arriver, arrivera car c’est ma volonté, c’est mon désir et mon amour de le vouloir.

Tout perdre afin de gagner la transmigration de mes Images.

Tout perdre afin, que blessé au plus profond de mon sexe, je puisse, eunuque magnifique, crever de douleur douloureuse.

Mais, oublier la Vie, oublier la Mort, tout cela est jeu d’outre-rêve.

Jamais je n’ai aimé en dehors d’Elle, celle qui est perdue et exécrée.

Jamais je ne pensais aimer encore.

Mais, vois-tu Pute magnifique au corps huilé de mes Vices, je vis encore.

J’aime à nouveau, une Image parfaite de Lui et d’Elle, tout en un.

J’aime celle qui telle une Rose est éclose en la profondeur de ma ténèbre.

Encore et toujours et jamais je ne cesserai de gagner à tout perdre.

Car perdre c’est jouer et jouer c’est vivre et vivre c’est recommencer.

Recommencer encore et encore jusqu’à en perdre la tête.

Aujourd’hui, j’Aime, j’Aime celle qui est au-delà d’outre-rêve car ici et maintenant en mon Cœur elle allume la flamme de ma vie, de notre vie, de la vie.

Oui, j’aime Rose des Profondeur éclose en ma ténèbre…

J’ai combattu, j’ai perdu pour tout gagner.

Tel Jacob, j’ai obtenu l’héritage de mon père par la traîtrise.

Tel Jacob j’ai vu l’Echelle, oui l’Echelle infernale dans tes yeux.

Tel Jacob, j’ai combattu mon Ange en ma nuit noir et pouacreuse.

O Ange que tu étais, ô Pute de rêve jamais rassasiée de mes générations coulant de mes couilles.

O Ange de Bien et de Mal, je t’avais invoqué, convoqué, évoqué, je désirais tes morsures.

Je désirais que tu participes au jeu de la corrida de ma vie.

Tu as planté la flèche de l’Amour dans le diamant de ma vie.

Brisé, il est perdu à jamais.

Détruit, j’ai crevé mille fois pour un rêve.

J’ai crevé pour naître à ma réalité ultime.

Libre je suis de voler avec les oiseaux de la nuit à la recherche d’autres folies à détruire.

Aujourd’hui, vois-tu petite Sœur, je suis en vie. Et je te le dois.

Mille mercis, mille grâces soient sur ton nom.

Que ta chatte soit sanctifiée.

Que ta cyprine soit le vin de l’eucharistie des fous.

Que ta chaleur soit le divin tombeau des illusions.

Aum Ha

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Spartakus Freemann

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