Auto-critique stalino-spartakienne

Je lis en ce moment « Reality of Evil » basé sur les enseignements du RamBan, et les questions au niveau personnel ne peuvent que naître en moi.

Le Mal, quel grand mot, parfois sonnant terriblement à nos coeurs, parfois attirant par sa sombre promesse…

Je retourne mon oeil à l’intérieur de mon intimité, j’observe cet étrange univers qui est le mien. Suivez le guide !

Qui a osé dire un jour que j’étais un « chevalier blanc » ? Je ne sais plus, ma mémoire flanche sur ce genre de détail amusant. J’ai été, dans un passé lointain, un homme que l’on pourrait appeler « bien », sympa, compatissant aimable, serviable, gentil, sociable, … Fidèle en amitiés comme en Amour, prêt à donner ma chemise à ceux qui en avaient besoin, ou qui semblaient en avoir besoin. Mon ex-femme m’avait même placé sur un pied-d’estal, moi l’homme qui jamais ne l’avais trompée en plus de 10 ans de vie commune et de hiérogamiques nuits humides. J’étais un « bon » père, c’est-à-dire faisant ce que je pouvais pour mes enfants. Je payais mes impôts, et donc; bref, j’étais normal. Pour peu ma tof aurait pu se retrouver comme illustration dans les manuels de catéchismes !

Mais le carcan était trop beau à briser et ma volonté ne fut plus qu’une force brute destinée à détruire ce qui pouvait l’être, rapidement et sans pitié, dans une maladie de l’âme terrible et électrique. Marchant sur le fil du rasoir de ma folie, mes nuits finirent par ressembler à ces mauvais cauchemars que l’on pense n’exister que dans les films. J’ai presque tout fait, tout tenter, et surtout tout détruit.

L’ésotérisme qui était ma philosophie de vie est devenue alors une arme de mort et de désespoir. Rien de trop beau à démolir joyeusement dans un cri barbare de rituel sanglant et aviné !

J’ai commencé par détruire mon couple, presque comme un zombie assoiffé de néant rouge et spongieux. Mes dents pourries lacérèrent le tissu de confiance, d’amour et de d’affection qui me reliait à mon épouse. Première idole : la fidélité. Allons-y donc, ma verge, telle une épée de carnaval se mis à tournoyer dans les vagins putrides de neuropsychiatres biélorusses, ma langue foullait avidement leur chatte afin d’y trouver l’avant-goût de la sépulcrale matrice dont je fut expulsé à ma naissance. Dans ces lieux de débauches que sont les « hôpitaux » luxembourgeois j’ai violé mes serments, pas ceux de papier, ces serment inutiles issus d’une sociale entente bourgeoise, non les serments du coeur et de l’âme. Autant j’aimais mon épouse et autant j’ai trompé pour salir ce qui était beau et magnifique. Le sexe endolori, l’esprit en feu, le corps électrisé par la traversée de l’immonde océan de ma noirceur, rien ne semblait pouvoir m’arrêter.

Dans la même période, j’ai commis tout ce qui s’est fait et ce qui ne s’était encore fait dans le domaine de la veulerie humaine : toutes les hérésies, tous les péchés, toutes les désacralisations furent mes jouets. La deuxième idole, la Foi, fut détruite sans pitié.

La suite ne fut alors qu’un passage en revue de tous les interdits de notre société occidentale judéo-chrétienne : lubricité, dépravation, sexualité anormale, homosexualité, alcoolisme, drogues, … Bref tout ce qui pouvait me détruire, détruire l’image de moi, détruire ce rien, ce vide dont je suis fait. Certains voudraient expliquer cela par l’oeuvre au noir, et qu’ils aillent crever en enfer, l’oeuvre au noir comme justification d’une déraison profonde voilà l’insulte à l’esprit.

Et le corps, oui, lui aussi il a fallu le détruire un peu, et en moins de deux ans, j’ai réussi à foutre en l’air quelques os, quelques millions de neurones, j’ai marqué mon corps de cicatrices-souvenir, j’ai vu mon sang plus que l’on ne devrait, j’ai bu mon sang, j’ai écrit avec mon sang, j’ai envoûté avec mon sang. Rien d’intact ne devait subsister, le corps devait crever. Et l’esprit devait le suivre dans cette course, alors j’ai accepté l’alcool, les médicaments-tueurs des psychiatres et autres marqueurs d’âmes, j’ai pris trop puis trop peu, puis arrêté, j’ai essayé de torturer mon corps au-delà de tout ce qu’il pouvait subir.

Et même l’Amour d’Elle, de celle qui est mon Ame Eternelle, j’ai essayé de l’avilir et de le salir. Heureusement sans succès. Même dans le mal je suis un minable, semble-t-il…

La chance m’a sourit par la suite. Je ne sais comment ni quand, mais je sais que je suis sorti de la prison que je m’étais forgée. Je ne suis plus seul, l’Amour est aujourd’hui dans ma vie, la pulsion sombre de l’âme cherchant sa propre fin dans la folie du néant n’existe plus

Alors, dans cette période sombre de moi qu’ai-je vu ? Qu’ai-je appris ? J’ai vu mon visage, j’ai appris la douleur et sa bénéfique accolade fraternelle. J’ai vu la Bête dans toute sa splendeur et je sais aujourd’hui que le mal existe, en nous, tapis et surveillant le moment où il pourra agir. Que dire de plus, qui voudrait justifier cela ? Et à quoi cela servirait-il ?

Toutefois, devant ce paysage verdun de l’âme, mon coeur crie « pardon » et ce pardon jaillissant de mon coeur doit aller tout d’abord à celle qui fut ma compagne pendant 13 années, et que j’ai bien failli détruire dans le feu de la nuit de mon âme torturée, à mes enfants qu’indirectement j’ai rendu malheureux, et ensuite à ma Bien-Aimée du Cantique pour qui j’ai été parfois si absent, lointain et égoïste. Enfin, il doit aller à mon actuelle Rose des Profondeur qui a vécu avec moi les dernier sursauts de la Bête. Le pardon que je dois demander à mon dieu, lui, ne se fera qu’au jour dit et aujourd’hui fixé, et ce pardon ne sera entendu que de lui…

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Spartakus Freemann

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