Père, toi qui es au ciel, père, toi qui es en enfer, vaya con dios !

Voilà, le paternel est passé à l’orient éternel. C’est étrange comme sensation. Il s’est toujours foutu de ma gueule toute sa vie et cependant je ne peux m’empêcher de ressentir du chagrin à sa mort.

Pendant plus de 20 ans je suis resté sans nouvelles de lui, et je dois dire que je m’en portais bien. Au fil du temps, j’avais construit une forme de représentation fantasmée de ce père absent et froid. Je pouvais lui jeter à la figure tous mes malheurs, toutes mes peines, toute la gratitude aussi pour ce que je suis devenu grâce à son dédain.

Je suis allé le voir à l’hosto, et ce que j’ai découvert n’était en fait qu’un homme ayant vécu un peu trop, un peu trop vite, un peu trop mal. Presque instantanément ma rancoeur s’en est allée. Il ne restait plus qu’un homme face à un homme. Rien de plus, rien de moins.

Hier soir, en apprenant sa mort, j’ai reçu un coup. Le flot des souvenirs a inondé ma cervelle, le cœur serré, je repensais aux rares moments vécus avec lui. Beaucoup de mauvais moments, et un seul très bon, très très bon moment. De ces moments où l’on touche la grâce du doigt. Un de ces moments de l’enfance qui nous construisent.

Et, dans le tréfonds de mon âme, j’ai trouvé une toute petite chose, presque éteinte et cette petite chose était Amour.

Merci à toi, père et vaya con dios !

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Spartakus Freemann

Un commentaire

  1. « Et, dans le tréfonds de mon âme, j’ai trouvé une toute petite chose, presque éteinte et cette petite chose était Amour. »

    Un père meurt, un fils renait ?

    Bel homme-âge, en tous les cas.

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